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Map/ antibiothérapie par coie générale/infections respiratoires basses de l'adulte

MISE AU POINT

(version modifiée le 14/06/10 - page 9 : posologie Rifamycine)
Antibiothérapie par voie générale dans les infections respiratoires basses de l’adulte
Exacerbations de Bronchopneumopathie Chronique Obstructive Messages-clés
L’Afssaps et la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), en collaboration avec la Société Française de Pneumologie (SPLF) ont harmonisé leurs messages concernant la prise en charge antibiotique des infections respiratoires basses de l’adulte. ™ Le principal agent pathogène impliqué dans les pneumonies aiguës communautaires (PAC) est le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae). La gravité des PAC liées à cette étiologie justifie de débuter en urgence une antibiothérapie efficace sur S. pneumoniae : amoxicilline 1 g x 3 par jour pendant 7 à 14 jours. ™ En cas de pneumonie aiguë communautaire survenant dans un contexte grippal, il est recommandé de prescrire l’association amoxicilline-acide clavulanique (pendant 7 à 14 jours), les bactéries à prendre en compte étant S.pneumoniae, Staphylococcus aureus, Haemophilus influenzae et les streptocoques du groupe A. Les bactéries « atypiques » semblent ne jouer aucun rôle dans ce contexte. ™ La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie chronique inflammatoire des bronches, lentement progressive, caractérisée par une diminution non complètement réversible des débits aériens. Seules certaines exacerbations de BPCO sont d’origine bactérienne, et justifient alors une antibiothérapie pendant 7 à 14 jours sur les critères suivants : en dehors de toute exacerbation et expectoration franchement purulente
verdâtre (amoxicilline ou céfuroxime-axétil ou cefpodoxime-proxétil ou céfotiam-hexétil ou macrolide ou pristinamycine ou télithromycine) ; - dyspnée au moindre effort ou dyspnée de repos en dehors de toute exacerbation (amoxicilline-acide clavulanique ou céphalosporine de 3ème génération intraveineuse ou lévofloxacine).
1. Introduction

Cette Mise au Point a pour but de résumer la prise en charge des pneumonies communautaires et
des exacerbations de bronchopneumopathies chroniques obstructives chez l’adulte.
Elle constitue une harmonisation synthétique des recommandations préalables de l’Agence Française
de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Recommandations de Bonne Pratique : Prise en charge
des Infections respiratoires basses) et de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française
(Conférence de consensus : Prise en charge des infections des voies respiratoires basses de l’adulte
non immunodéprimé, et Prise en charge de la grippe en situation non pandémique) dans ce domaine.
Le contexte épidémiologique a conduit à identifier l’antibiothérapie des PAC post-grippales. Pour plus
de détails, les lecteurs sont invités à consulter les textes princeps de l’Afssaps et de la SPILF cités en
référence.
2. Pneumonie aiguë communautaire de l’adulte

La pneumonie aiguë, définie comme une infection du parenchyme pulmonaire d’évolution aiguë, est
dite communautaire si elle est acquise en milieu extra-hospitalier ou si, à l’hôpital, elle survient avant
la 48ème heure suivant l’admission. Il s’agit d’une affection potentiellement grave pouvant engager le
pronostic vital.
Devant une pneumonie aiguë communautaire, la distinction des patients à hospitaliser d’emblée de
ceux pouvant être traités en ambulatoire repose sur la recherche et l’analyse de signes de gravité et
de facteurs de risque de mortalité.

2.1 Orientation des patients présentant une pneumonie aiguë communautaire (PAC)

La figure 1 précise les choix d’une prise en charge ambulatoire ou hospitalière des PAC chez l’adulte. Le « bon sens » clinique du praticien tient compte de la nature des facteurs de risque et doit être déterminant, notamment en cas d’immunodépression. Le score CRB 65, plus simple, ne prenant en compte que 4 critères de gravité, représente un « outil » facilement utilisable en ville (Tableau 1).
Figure 1 : Prise en charge en ambulatoire ou à l’hôpital des pneumonies communautaires

Pneumonie communautaire
Recherche de signes de gravité :
- atteinte des fonctions supérieures (altération de la conscience), - atteinte des fonctions vitales : PA systolique < 90 mmHg, - température < 35°C ou ≥ 40°C - néoplasie associée (cancer actif ou diagnostiqué dans l’année, autre que baso- - pneumonie d'inhalation ou sur obstacle trachéo-bronchique connu ou suspecté. ou de situations particulières :
- complication de la pneumonie (notamment suspicion d’épanchement pleural ou Hospitalisation recommandée
- conditions socio-économiques défavorables - inobs ervance thérapeutique prévisible - isolement social, notamment chez les personnes âgées Reche rche de facteurs de risque de mortalité :
- insuffisance cardiaque congestive, - maladie cérébro-vasculaire (antécédents d’accident vasculaire cérébral ou ischémique transitoire), - maladie rénale (insuffisance rénale chronique ou élévation de la créatininémie), - maladie hépatique (cirrhose hépatique ou autre hépatopathie chronique), - immunodépression (corticothérapie par voie générale ou traitement immunosuppresseur dans les 6 mois, splénectomie, chimiothérapie dans les 6 mois, SIDA, cachexie .), - antécédent de pneumonie bactérienne, e ≤ 65 ans sans ou avec un seul facteur de risque - âge ≤ 65 ans et deux facteurs de risque - âge > 65 ans sans facteur de risque - âge > 65 ans et au moins un facteur de risque Prise en charge généralement ambulatoire
Hospitalisation recommandée


Tableau 1 :
Score CRB 65
Critères du score CRB 65
Conduite à tenir
C : Confusion
R : Fréquence respiratoire ≥ 30 / mn
0 critère : traitement ambulatoire possible B : Pression artérielle systolique < 90 mmHg
≥ 1 critère : évaluation à l’hôpital Pression artérielle diastolique ≤ 60 mmHg
65
: Age* ≥ 65 ans
« C » pour confusion, « R » pour respiratoire, « B » pour « blood pressure » et « 65 » pour 65 ans. * Plus que l’âge civil, l’âge physiologique - notamment chez les patients sans co-morbidité - est à prendre en compte
2.2 Antibiothérapie des PAC de l’adulte
2.2.1 Principes

L’antibiothérapie des PAC est probabiliste ; elle tient compte des pathogènes les plus fréquemment
impliqués et de la gravité qui peut leur être associée.
2.2.1.1 Situation générale

Streptococcus pneumoniae (pneumocoque) est l’agent pathogène le plus fréquemment isolé (30 à 47% des cas). Les bactéries « atypiques » à développement intracellulaire ou associé aux cellules (Mycoplasma pneumoniae, Chlamydophila pneumoniae et Chlamydophila psittaci, Legionella pneumophila) constituent les autres pathogènes fréquemment rencontrés. Streptococcus pneumoniae et Legionella pneumophila sont deux pathogènes à prendre obligatoirement en compte en raison de la mortalité importante qui leur est associée. 2.2.1.2 Particularité des PAC au décours d’une grippe (épidémie ou pandémie)

En cas de PAC post-grippale, les bactéries à prendre en compte sont Streptococcus pneumoniae,
Staphylococcus aureus, Haemophilus influenzae et les streptocoques du groupe A.
Les bactéries «atypiques» ne semblent pas jouer de rôle dans ce contexte.
En cas de PAC post-grippale gravissime nécessitant une hospitalisation en réanimation (expectoration
hémoptoïque, état de choc, pneumonie nécrosante), et en cas de forte présomption de souches de
Staphylococcus aureus sécrétrices de la toxine de Panton Valentine (PVL) et résistantes à la
méticilline (SARM), il convient de prendre en compte pour l’antibiothérapie probabiliste, même en
l’absence de données cliniques, les antibiotiques exerçant in vitro un effet inhibiteur sur l’expression
des gènes de virulence et sur la production de toxine (clindamycine, rifampicine, linézolide).
2.2.2 Difficultés diagnostiques

Aucun signe clinique, radiologique ou biologique, n’a de valeur discriminante suffisante pour identifier
le micro-organisme en cause. Il existe cependant des éléments d’orientation.

Tableau 2 :
Eléments d’orientation diagnostique des Pneumonies Aiguës Communautaires
Eléments en faveur du pneumocoque
Eléments en faveur des bactéries « atypiques »
- agent étiologique le plus fréquent chez le - contexte épidémique (notamment pour Mycoplasma sujet ≥40 ans et/ou avec co-morbidité(s) - fièvre élevée dès le premier jour ; Eléments en faveur d’une légionellose
- contexte épidémique ou « situation à risque » (voyage, thermes, exposition à de l’eau en aérosol contaminée…) ; - tableau clinique évocateur (1/3 des cas) avec pneumonie d’allure sévère, début progressif, sans signe ORL, pouls dissocié, atteinte souvent bilatérale ; - présence de signes extra-thoraciques : digestifs (douleurs abdominales, vomissements, diarrhée), neurologiques (troubles de la conscience, céphalées, myalgies) ; - échec des Bêta-lactamines actives sur le pneumocoque.
2.2.3 Principes de l’antibiothérapie
Le traitement antibiotique doit être instauré dès le diagnostic porté, idéalement dans les 4 heures. Son
efficacité doit être évaluée impérativement après 48-72 heures de traitement. La voie orale doit être
privilégiée quand elle est possible.
En tout état de cause, Streptococcus pneumoniae doit systématiquement et prioritairement être pris
en compte du fait de la fréquence et de la gravité potentielle de l’infection pneumococcique (Tableaux
3, 4, 5).
S.pneumoniae est fortement suspecté en cas de présence de cocci à Gram positif à l’examen direct
de l’examen cytobactériologique des crachats (ECBC) et/ou de l’antigénurie du pneumocoque positive
et de l’antigénurie de Legionella négative.
En cas de pneumonie communautaire post-grippale, S.pneumoniae reste la cible prédominante, suivie
par S. aureus, H. influenzae et les streptocoques du groupe A (Tableau 6).
Pour les PAC survenant dans un contexte grippal admises en réanimation, S.pneumoniae demeure le
premier agent à prendre en compte. Compte tenu de la gravité des patients, l’association d’un
antibiotique actif sur les pathogènes intracellulaires est admise.
Ce n’est qu’en cas de forme gravissime de pneumonie hospitalisée en réanimation (crachats
hémoptoïques, pneumonie nécrosante, syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA)…) dans un
contexte grippal qu’une antibiothérapie « lourde » active sur le SARM et comportant des antibiotiques
avec activité anti-toxinique pourra être proposée : une désescalade est alors impérative sur
documentation microbiologique lorsque cette dernière peut être disponible (Tableaux 7a et 7b).
Tableau 3 : Antibiothérapie probabiliste des Pneumonies Aiguës Communautaires de l’adulte en
ambulatoire, sans signe de gravité

Premier choix
Echec à 48 h
privilégier le traitement efficace sur S.pneumoniae Sujet présumé sain, sans signe de
gravité
Amoxicilline
ou FQAP (lévofloxacine)1
ou pristinamycine
ou télithromycine 2
Hospitalisation si deuxième échec

Doute entre pneumocoque et bactéries Hospitalisation si deuxième échec
Hospitalisation/réévaluation
diagnostique et thérapeutique**

Suspicion de bactéries « atypiques »3 Amoxicilline
ou FQAP (lévofloxacine)1
ou pristinamycine
ou télithromycine 2
Hospitalisation si deuxième échec
Sujet avec co-morbidité(s) ou
sujet âgé ambulatoire (hors institution)
Hospitalisation
sans signe de gravité
[sujet âgé en institution cf .Tableau 4] * IV, IM ou SC, si voie orale impossible ** Hospitalisation : la pristinamycine et la télithromycine étant actives sur le pneumocoque et les bactéries atypiques, leur échec doit conduire à une réévaluation diagnostique et thérapeutique Tableau 4
: Antibiothérapie probabiliste des Pneumonies Aiguës Communautaires non graves,
hospitalisées (service d’urgence ou de médecine), situation générale Premier choix
Echec à 48 h

Arguments en faveur du pneumocoque (pneumocoque fortement suspecté ou documenté) 4
Sujet jeune, sujet âgé ou
Amoxicilline
Réévaluation
sujet avec co-morbidité(s)
Pas d’argument en faveur du pneumocoque
Premier

Echec des Bêta-lactamines à 48 h
Association à un macrolide ou substitution par FQAP (lévofloxacine)1 Réévaluation
ou substitution par FQAP (lévofloxacine)1 ou ceftriaxone ou FQAP (lévofloxacine)1 Réévaluation
1 Les fluoroquinolones anti-pneumococciques (FQAP) ne doivent pas être prescrites si le malade a reçu une fluoroquinolone, quelle
qu’en soit l’indication, dans les 3 derniers mois. Il est recommandé de les utiliser avec prudence en institution (risque de transmission
de souches résistantes) et chez les sujets âgés sous corticothérapie par voie générale (risque accru de tendinopathie).
La lévofloxacine a fait la preuve de son efficacité clinique dans les PAC sévères de réanimation et la légionellose, et est à ce titre, la
fluoroquinolone respiratoire à utiliser préférentiellement. La moxifloxacine par voie orale et intraveineuse est réservée au traitement
des pneumonies communautaires lorsqu’aucun autre antibiotique ne peut être utilisé.
2 En comparaison aux autres antibiotiques, la télithromycine est associée à un risque plus élevé de survenue d’effets indésirables graves. Elle est utilisable si l’amoxicilline ou la pristinamycine ne peuvent être prescrite. 3 Suspicion de bactéries atypiques (Chlamydophila (ex Chlamydiae), Mycoplasma, Legionella) si sujet jeune < 40 ans, début progressif, fièvre modérée, contexte épidémiologique, manifestations extra-respiratoires associées. 4 Présence de cocci à Gram positif à l’examen direct de l’ECBC et/ou antigénurie du pneumocoque positive et antigénurie de Legionella négative. Tableau 5 : Antibiothérapie probabiliste des Pneumonies Aiguës Communautaires graves (Unité de Soins
Intensifs ou réanimation)

Sujet jeune, sujet âgé,
sujet avec co-morbidité(s)
+ macrolide IV ou FQAP (lévofloxacine)1 Facteurs de risques de
Bêta-lactamine anti-Pseudomonas 2 : Pseudomonas : bronchectasies,
+ aminoside (amikacine ou tobramycine) au maximum 5 jours + antibiotique actif sur les bactéries intracellulaires : macrolide IV ou FQAP IV (lévofloxacine)1 Tableau 6 : Antibiothérapie probabiliste des Pneumonies Aiguës Communautaires, contexte grippal hors
réanimation

Premier choix Second
Pas d’orientation


Dans tous les cas, si S. pneumoniae
fortement suspecté ou documenté5
* C3G (céphalosporines de 3ème génération) : le céfotaxime est à utiliser préférentiellement en raison d’une meilleure activité intrinsèque sur Staphylococcus ** Si allergie vraie contre indiquant les Bêta-lactamines : Sujet jeune : pristinamycine ou télithromycine Co-morbidité(s), forme grave, sujet âgé : FQAP Tableau 7a : Antibiothérapie probabiliste des pneumonies de réanimation, contexte grippal
Premier choix Second
Cas général
C3G* (céfotaxime) ± macrolide IV ou FQAP (lévofloxacine) 1 Pneumonie gravissime
Pneumonie nécrosante,
+ glycopeptide
Forte présomption de SARM PVL+
ou
C3G* (céfotaxime)
+ linézolide
C3G (céphalosporines de 3ème génération) : la ceftriaxone n’est pas recommandée en raison d’une activité intrinsèque insuffisante sur Staphylococcus SARM PVL+ : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline sécréteur de la toxine de Panton Valentine 1 Les fluoroquinolones anti-pneumococciques (FQAP) ne doivent pas être prescrites si le malade a reçu une fluoroquinolone, quelle
qu’en soit l’indication, dans les 3 derniers mois. Il est recommandé de les utiliser avec prudence en institution (risque de transmission
de souches résistantes) et chez les sujets âgés sous corticothérapie par voie générale (risque accru de tendinopathie).
La lévofloxacine a fait la preuve de son efficacité clinique dans les PAC sévères de réanimation et la légionellose, et est à ce titre, la
fluoroquinolone respiratoire à utiliser préférentiellement. La moxifloxacine par voie orale et intraveineuse est réservée au traitement
des pneumonies communautaires lorsqu’aucun autre antibiotique ne peut être utilisé.
2 La ceftazidime n’est pas recommandée en raison d’une activité intrinsèque insuffisante sur S. pneumoniae. 3 L’ertapénème n’est pas recommandé en raison d’une activité intrinsèque insuffisante sur P. aeruginosa. 4 En comparaison aux autres antibiotiques, la télithromycine est associée à un risque plus élevé de survenue d’effets indésirables graves. Elle est utilisable si l’amoxicilline ou la pristinamycine ne peuvent être prescrites 5 Présence de cocci à Gram positif à l’examen direct de l’ECBC et/ou antigénurie du pneumocoque positive et antigénurie de Legionella négative. Tableau 7b
: Désescalade de l’antibiothérapie probabiliste des pneumonies gravissimes de
Désescalade après documentation
Arrêt antibiotiques anti-staphylococciques∗ Arrêt antibiotiques anti-staphylococciques∗ Pénicillines M + clindamycine ou rifampicine ou glycopeptide + rifampicine ou linézolide C3G : céphalosporines de 3ème génération
S. aureus méti –S : Staphylococcus aureus sensible à la méticilline
S. aureus méti –R : Staphylococcus aureus résistant à la méticilline
S. aureus PVL + : Staphylococcus aureus sécréteur de la toxine de Panton Valentine
S. aureus PVL - : Staphylococcus aureus non sécréteur de la toxine de Panton Valentine
∗ antibiotiques anti-staphylococciques : glycopeptide, rifampicine, clindamycine, linézolide
3. Exacerbations de bronchopneumopathie chronique obstructive de l’adulte
3.1 Diagnostic et évaluation de la bronchopneumopathie chronique obstructive

Le diagnostic de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) repose sur les épreuves
fonctionnelles respiratoires (spirométrie) effectuées en dehors de tout épisode d’exacerbation, chez
des sujets à risque de BPCO (tabac) et/ou devant une symptomatologie chronique (toux,
expectoration, dyspnée) et/ou devant des épisodes de bronchite aiguë à répétition.
Les explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) permettent de mesurer deux paramètres
importants:
- le rapport volume expiratoire maximal en une seconde sur capacité vitale (VEMS/CV), qui permet d’affirmer le trouble ventilatoire obstructif ; - le VEMS, qui permet d’évaluer la sévérité de cette obstruction.
Les exacerbations sont désormais identifiées comme un facteur aggravant le cours évolutif de la
BPCO.
Tableau 8 : Stades de la BPCO d’après GOLD (Global Initiative for Chronic Obstructive Lung
Disease)

Stades Caractéristiques Equivalence
clinique*
Stade II :
50% ≤ VEMS < 80% des valeurs prédites Stade III :
30% ≤ VEMS < 50% des valeurs prédites Stade IV :
ou VEMS < 50% des valeurs prédites en présence d’insuffisance respiratoire (PaO2 < 60 mmHg) ou de signes cliniques d’insuffisance cardiaque droite * En association aux symptômes chroniques (toux et expectoration). La proposition d’une équivalence clinique ne dispense pas
d’une confirmation fonctionnelle par EFR en dehors des poussées
3.2 Antibiothérapie des exacerbations de BPCO
S’agissant d’une pathologie inflammatoire des bronches dont l’origine n’est pas toujours infectieuse
(et notamment bactérienne), il convient de ne pas traiter toute exacerbation de bronchopneumopathie
chronique obstructive par des antibiotiques.
L’argument clinique prépondérant en faveur de l’étiologie bactérienne d’une exacerbation de BPCO
est la mise en évidence d’une purulence verdâtre franche des crachats.
L’indication d’une antibiothérapie repose également sur le stade de la BPCO apprécié, en l’absence
de résultats d’EFR, sur l’existence et l’importance d’une dyspnée, toujours évaluée en dehors de toute
exacerbation.
Tableau 9
: Exacerbations de BPCO : Indications et choix de l’antibiothérapie
Stade clinique de gravité de la BPCO
Indications à
évalué en dehors de toute exacerbation l’antibiothérapie
l’antibiothérapie

En absence d’EFR
Absence de dyspnée

Dyspnée d’effort
Amoxicilline
purulente verdâtre
ou cefpodoxime-proxétil* ou céfotiam-hexétil* ou macrolide ou pristinamycine ou télithromycine 1 Dyspnée au moindre
Antibiothérapie systématique Amoxicilline/acide
effort ou dyspnée de
clavulanique
(céfotaxime ou ceftriaxone) ou FQAP (lévofloxacine)2 * L’émergence de souches sécrétrices de bêtalactamase dans la communauté devrait faire limiter leur utilisation Remarque : compte tenu des études, aucune hiérarchisation des molécules n’a pu être établie au sein de chaque groupe.
La survenue d’un échec thérapeutique d’une antibiothérapie bien conduite impose d’éliminer une
infection parenchymateuse par la radiographie de thorax, et de rechercher une infection due à P.
aeruginosa
chez les patients présentant une BPCO évoluée.
Outre l’antibiothérapie, la prise en charge de la BPCO est basée sur d’autres mesures associées :
arrêt du tabac, bronchodilatateur en aérosol-doseur, courte corticothérapie par voie générale en cas
de bronchospasme, kinésithérapie respiratoire, contre-indication des antitussifs, vaccinations anti-
grippale et anti-pneumococcique (cf. Recommandations pour la prise en charge de la BPCO de la
Société de Pneumologie de Langue Française – SPLF–).

Références relatives aux textes princeps des recommandations citées dans cette mise au point
:
- Recommandations de bonne pratique - Antibiothérapie par voie générale en pratique courante au cours des
infections respiratoires basses de l’adulte et l’enfant – octobre 2005 - Afssaps -: www.afssaps.fr
- 15ème Conférence de consensus en pratique thérapeutique anti-infectieuse – Prise en charge des infections des
voies respiratoires basses de l’adulte immunocompétent – 15 mars 2006 – SPILF – : www.infectiologie.com
- Prise en charge de la grippe en dehors d’une situation de pandémie en 2005 – SPILF :
http://infectiologie.com/site/medias/_documents/consensus/grippe-long-2005.pdf
- SPLF. Actualisation des recommandations de la SPLF pour la prise en charge de la BPCO. :
http://www.splf.org/s/IMG/pdf/RMR2003_20_294.pdf
1 En comparaison aux autres antibiotiques, la télithromycine est associée à un risque plus élevé de survenue d’effets indésirables graves. Elle est utilisable si les autres antibiotiques proposés ne peuvent être prescrits. 2 Les fluoroquinolones anti-pneumococciques (FQAP) ne doivent pas être prescrites si le malade a reçu une fluoroquinolone, quelle
qu’en soit l’indication, dans les 3 derniers mois. Il est recommandé de les utiliser avec prudence en institution (risque de transmission
de souches résistantes) et chez les sujets âgés sous corticothérapie par voie générale (risque accru de tendinopathie).
La moxifloxacine par voie orale est réservée au traitement des exacerbations aiguës de BPCO lorsqu’aucun autre antibiotique ne
peut être utilisé
. La moxifloxacine intraveineuse n’a pas d’AMM pour l’EBPCO.
Schémas d’administration préconisés pour les antibiotiques recommandés dans la prise en
charge des pneumonies aiguës communautaires et des exacerbations de
bronchopneumopathie chronique obstructive
(Posologies quotidiennes établies pour un adulte à la fonction rénale normale)
Pneumonies Aiguës Communautaires
Amoxicilline PO/IV: 1 g x 3/j Amoxicilline/acide clavulanique PO (rapport 8/1) / IV : 1 g x 3/j (dose exprimée en amoxicilline) Oxacilline ou cloxacilline IV : 8 à 12 g/j en 4 à 6 administrations par jour. Céphalosporines de troisième génération Ceftriaxone IV/IM/SC : 1 à 2 g x 1 /j Bêta-lactamines anti-Pseudomonas Pipéracilline/tazobactam IV : 4 g / 500 mg x 3/j Céfépime IV : 2 g x 2/j Imipénème/cilastatine IV : 1 g / 1 g x 3/j Méropénème IV : 1 à 2 g / 8 h Doripénème IV : 500 mg / 8 h Erythromycine IV : 1 g x 3 à 4 / jour ; PO : 1 g x 3/j Clarithromycine PO (standard) : 500 mg x 2/j Josamycine PO : 1 g x 2/j Roxithromycine PO : 150 mg x 2/j Spiramycine∗ IV : 3 MUI x 3/j ; PO : 9 MUI /j en 2 ou 3 prises Pristinamycine PO : 3 g /j en 2 ou 3 prises; à prendre au moment des repas Lévofloxacine PO/IV : 500 mg x 1 à 2/j Vancomycine : soit : 30 à 40 mg/kg/j en 2 à 4 administrations par jour. soit : perfusion continue de 30 à 40 mg/kg/j, après administration d’une dose de charge initiale de 15 mg/kg Teicoplanine IV : 6 à 12 mg/kg/12 h pendant les 24-48 premières heures, puis 6 à 12 mg/kg/j en une injection Rifampicine IV : 20 à 30 mg/kg/j en 2 perfusions Clindamycine IV : 1800 à 2400 mg/j en 3 à 4 administrations Amikacine IV, 15 à 20 mg/kg/j en dose unique journalière, pouvant être portée à 25 à 30 mg/kg/j, pour les patients les plus sévères ou pour les bactéries dont les CMI sont élevées, au maximum 5 jours. Tobramycine IV, 3 à 5 mg/kg/j, en dose unique journalière, pouvant être portée à 7 à 8 mg/kg/j pour les patients les plus sévères ou pour les bactéries dont les CMI sont élevées, au maximum 5 jours PO : per os (voie orale) ; IM : intra-musculaire ; IV : intraveineux : SC : sous-cutané ∗ La spiramycine est moins efficace in vitro sur les légionelles que l’érythromycine. Les choix de l’antibiotique et de la voie d’administration dépendent de la gravité de la maladie et du terrain (Cf. tableaux des choix antibiotiques mentionnés dans cette mise au point). La durée du traitement antibiotique des PAC est classiquement de 7 à 14 jours (10 jours en moyenne). Exacerbations des Bronchopneumopathies Chroniques Obstructives
Amoxicilline PO : 1 g x 3/j Amoxicilline/acide clavulanique PO (rapport 8/1) : 1 g x 3/j (dose exprimée en amoxicilline) Céphalosporine de deuxième génération Céphalosporines de troisième génération Cefpodoxime-proxétil PO : 200 mg x 2/j orales∗ Céphalosporines de troisième génération Ceftriaxone IV/IM/SC : 1 à 2 g x 1/j - Durée de traitement : 5 jours. injectables Pristinamycine PO : 1 g x 3 / j; à prendre au moment des repas – Durée de traitement : 4 jours Télithromycine PO : 800 mg x 1/j – Durée de traitement : 5 jours Azithromycine PO : 500 mg le premier jour, puis 250 mg les 4 jours suivants. Durée de traitement : 5 jours. Erythromycine : IV : 1 g x 3 à 4 / j ; PO : 1 g x 3 / j Clarithromycine PO (standard) : 500 mg x 2/j Clarithromycine PO (cp à libération prolongée) : 1 g x 1 / j. Durée de traitement : 5 jours Josamycine PO : 1 g x 2/j Roxithromycine PO : 150 mg x 2/j Spiramycine : IV : 1.5 MUI x 3/j ; PO : 6 à 9 MUI/j en 2 ou 3 prises PO : per os (voie orale) ; IM : intra-musculaire ; IV : intraveineux : SC : sous-cutané
∗ Le céfixime n’est pas conseillé compte tenu de son manque d’efficacité sur le pneumocoque
Les choix de l’antibiotique et de la voie d’administration dépendent de la gravité de la maladie et du
terrain (Cf. tableaux des choix antibiotiques mentionnés dans cette mise au point).
Hors durée précisée dans le tableau ci-dessus, la durée du traitement antibiotique des exacerbations
de BPCO est classiquement de 7 à 14 jours (10 jours en moyenne).

NB : Dans la mesure où l’information contenue dans les Autorisations de Mise sur le Marché des spécialités
recommandées est susceptible d’évoluer, il convient de s’assurer, au moment de la prescription de l’antibiotique,
du respect des contre-indications, mises en garde et précautions d’emploi, en ayant un regard sur les interactions
médicamenteuses.
Se référer aux recommandations et à l’information en vigueur relatives à la sécurité d’emploi de ces spécialités,
disponibles sur les sites Internet de :

- l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) : www.afssaps.fr
- l’Agence européenne des médicaments (EMA) : www.ema.europa.eu
Groupe de travail
L’Afssaps et la SPILF ont élaboré cette Mise au point à partir des évaluations d’un groupe multidisciplinaire d’experts
présidé par C.Chidiac, infectiologue (Lyon) et composé de :
JD. Cavallo, microbiologiste (Paris), N. Dumarcet (Afssaps), T. Galpérine, infectiologue (Paris), F. Goebel (Afssaps), C.
Mayaud, pneumologue (Paris), I. Pellanne (Afssaps), C. Perronne, infectiologue (Garches), P. Petitpretz, pneumologue
(Le Chesnay), M. Reidiboym (Afssaps), I. Robine (Afssaps), E. Varon, microbiologiste (Paris).
Ce document a été présenté au Groupe de Travail des Médicaments Anti-Infectieux du 4 novembre et 7 décembre
2009 présidé par R.Cohen. Il a été validé par la commission d’AMM du 3 juin 2010 présidée par D.Vittecoq.
Nous remercions les Assistants - Chefs de clinique et Internes des hôpitaux qui ont contribué par leur relecture
attentive à l’amélioration du texte : R Asencio, A Basch, T Baudry, L Bertoletti, C Caralp, J Clottes, M Coudurier, S
Couraud, T Ferry, M Fontaine, N Girard, A Grouet, C Guichon, P Heudel, V Jahandiez, S Poutrel, S Quetant
Cette mise au point est disponible sur le site internet de l’Afssaps: www.afssaps.fr et de la SPILF : www.infectiologie.com

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